Exercices avec les arcanes majeures

Il est déjà intéressant d’étudier les majeures dans l’ordre, parce qu’elles nous amènent à nous poser les vraies questions. Mais pratiquer, c’est différent. Voici quelques exercices qui aident à se familiariser avec les majeures, et qui sont l’occasion d’un moment instructif. 

La carte du jour

Le matin, tirer une carte au hasard parmi les arcanes majeures. La carte qui sort nous donne le ton de la journée, nous met en garde ou nous apporte quelque chose que nous devrions garder à l’esprit pour nous comporter au mieux. Pendant la journée, essayer de reconnaître ce de quoi la carte nous avait prévenu, ou trouver le moyen d’appliquer son enseignement. Cet exercice aide à reconnaître les arcanes majeures au quotidien, dans leurs expressions les plus simples.

Le dialogue des majeures

Cet exercice se fait plus facilement à deux ou à plusieurs (en deux équipes). Mélangez les arcanes majeures. On ne pose pas de question avant de tirer, c’est la carte qui va parler. Le premier « joueur » ou la première équipe tire une carte, qu’il pose sur la table, face visible. Cette carte vous pose une question. Laquelle ?

La deuxième personne (ou équipe) tire alors une autre carte en réponse à cette question. Elle place sa carte à côté de la première. Cette carte donne une réponse à la question posée. Laquelle ?

Exemples :

  • Question, la Lune : « De quoi est-ce que j’ai le plus peur ? »
  • Réponse, l’Hermite : « D’être tout seul, face à moi-même, à cause de ce que je verrais ».

Rita Hayworth reading tarotN’hésitez pas à dire tout ce qui vous vient à l’esprit. N’essayez pas de vous rappeler de ce que vous avez lu sur la carte, et ne regardez surtout pas vos notes ! Imaginez que le personnage dessiné sur la carte vient d’entrer dans la pièce : il vous regarde et vous pose une question, qu’entendez-vous ? La question peut être sérieuse, ou pas ! N’ayez pas peur de dire des bêtises : c’est la même attitude qui permet trait d’esprit et interprétation juste. L’important, c’est que chaque réponse vous apprenne quelque chose que vous ne saviez pas déjà, et que cela vous paraisse juste.

Si vous n’êtes que deux, choisissez bien votre partenaire. Les cartes peuvent très bien poser des questions brutales, graves, voire intimes. Cela peut être une véritable épreuve. Le jeu en équipe est beaucoup plus léger : comme les questions s’adressent à un groupe, elles se font générales, donc il y a beaucoup moins de vulnérabilité.

Faites le jeu plusieurs fois de suite ; le premier tour sera hésitant, mais les idées viennent plus vite dès que les cartes « chauffent » un peu. Pensez à noter les échanges les plus frappants.

Exemples :

  • L’Hermite : « Où est-ce que je dois me chercher ? »
  • La Papesse : « Ne t’attends surtout pas à ce que je te donne une réponse ! »
  • L’Hermite : « Pourquoi est-ce que tu restes tout seul chez toi ? »
  • Le Jugement : « Parce que j’attends un coup de fil ! »
  • La Papesse : « Qu’est-ce qui se cache derrière l’enseignement du Tarot ? »
  • La Lune : « Rien d’autre que ton propre inconscient ».
  • La Roue de Fortune (tarot de Marseille) : « Qui tient la manivelle des choses qui m’arrivent ? »
  • La Lune : « Rien d’autre que ton propre inconscient ».
  • La Force : « A quoi me servent mes pulsions ? »
  • L’Impératrice : « Ce sont elles le carburant de ma créativité artistique ».
  • La Force de nouveau : « Et donc, quand je suis en train de mettre mes pulsions au service de ma créativité, où est mon intellect ? »
  • Le Mat : « Parti ! » (je suis « dans la zone », ma concentration est telle que je m’oublie, la journée semble passer en un éclair).

Variante : le Tarot philosophique

Tirer deux cartes à chaque fois, pour la question et pour la réponse. Cela donne davantage de combinaisons possibles, et des idées plus fines et plus complexes.

  • L’Empereur + Justice : « Suis-je bien attentif et bien discipliné, comme il le faut pour toujours agir de façon juste ? ».
  • Justice renversée + Le Pendu : « Si tu as encore besoin de discipline pour cela, c’est que la justice n’est toujours pas une seconde nature chez toi. Lâche prise et vois ce qu’il se passe ».

Cette variante-là peut se faire avec le jeu complet : une mineure seule suffit rarement pour poser une bonne question, mais deux peuvent déjà faire apparaître liens et tensions.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *