Yokohama, les lignes de la main

Un petit billet pour partager avec vous un aperçu de l’ambiance à Yokohama. « Entre tradition et modernité » : centres commerciaux futuristes et cabinets de chiromancie, réflexion sur une ouverture à la japonaise.

yokohama minato miraiYokohama, c’est la vaste ville portuaire au sud de Tokyo. Elle fait un grand écart entre le joli quartier traditionnel où nous aurons passé presque six mois et l’incroyable Minato Mirai, le « port du futur », un Blade Runner qui serait joli.

A Minato Mirai, il y a World Porters. C’est un centre commercial énorme mais calme. On y évolue bien plus sereinement qu’à Paris ; s’y perdre est presque agréable. Les boutiques du cinquième étage partagent l’espace avec un cinéma, et tout est maquillé en jolies rues à l’ancienne, avec lampadaires et wagons de tram ! Quelques restaurants, une salle d’arcade, (aussi un truc très bizarre qui mélange arcade et pâtisserie), et au détour d’un couloir, un alignement de tables : l’espace de chiromancie.

 

chiromancie 1Ce que j’y vois en passant : des sourires, des rires, de la détente. L’introspection sans la pression du jugement des autres, ni le stress de faire un truc bizarre en public. On prend un moment pour parler de soi sans que ce soit un drame. On y vient en famille ; la dame regarde la main de l’enfant, elle en parle avec le sourire, écoute ce que l’enfant a à dire, c’est ensuite le tour de la mère pendant qu’il écoute avec attention. C’est toujours une discussion à plusieurs voix.

Nous sommes dans un gros centre commercial, mais la zone est tranquille et même confortable. Ce qui me semble inhabituel, c’est que cet espace de chiromancie est un endroit établi, entièrement ouvert, visible par tout le monde. Chez nous, il y a des tentures, pour le mystère mais surtout pour cacher qu’on y va.

Peut-être que si ces choses-là étaient plus ouvertes, plus « institutionnelles » comme on dirait qu’elles sont ici à Yokohama, en tout cas plus visibles et acceptées, alors on se cacherait moins pour faire appel à l’ésotérisme dans les moments de doute. Et peut-être que si on se cachait moins, on courrait moins le risque de se faire avoir par ceux qui n’ont pour but que de maximiser la dépendance pour tirer le maximum d’argent de personnes innocentes. Parce que les arnaqueurs comptent sur le fait que leurs victimes aient honte de parler pour agir en toute impunité. Et c’est ainsi que nos supports de réflexion et de développement sont perçus comme des dangers.

Je l’ai déjà dit, mais lisez le site de l’INAD si vous craignez d’être victime d’une arnaque à la voyance. Et continuons à partager ce que nous faisons.

  • Milena Hirsch

    Incroyable, c’est si simple ! J’espère que tu as consulté ! Merci pour ce partage !

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