Débuter en Tarot : les obstacles majeurs

Débuter en Tarot, est-ce que cela va de soi ? Petit tour d’horizon des problématiques rencontrées par les nouveaux lecteurs, pour être prévenu, savoir les surmonter, et ne pas perdre son temps. Spoiler : il s’agit presque toujours du fait de chercher trop compliqué lorsqu’on peut y aller tout simplement.

1. Penser que ça va forcément être compliqué

peur du débutant

« OK donc si vous êtes tous prêts, on va faire une Croix celtique avec 10 cartes renversées »

En initiation ou en atelier, on vient de faire un point théorique que chacun a parfaitement saisi, tout va bien ; au moment d’annoncer le passage à la pratique, quelqu’un dit « Ça va forcément être une autre paire de manches ». Il exprime ainsi un sentiment largement partagé parce qu’on se dit que dans le désordre, il y aura davantage d’éléments à gérer en même temps. Mais ça ne doit pas être plus compliqué.

Quand on fait des tirages, on parle de vies, donc on raconte des histoires concrètes ; c’est forcément plus simple que la philosophie existentielle abstraite des arcanes majeurs, ou que le système de croisements numérologiques qui sous-tend les mineures ! Lire un tirage, c’est raconter une histoire dont on se débrouille pour qu’elle fasse sens en se basant sur les cartes (sachant qu’un Diable grimaçant sera moins sympathique qu’une confortable et sensuelle Impératrice). Ne vous mettez pas en condition de trouver cela difficile en vous répétant que cela doit l’être. Tout se simplifie si on le prend comme un jeu : racontez l’histoire des cartes comme vous le feriez à un enfant, en faisant confiance à leur système.

 

Il y a une idée similaire qui revient souvent : que les combinaisons de cartes seront forcément un problème parce qu’on ne voit pas comment on va les résoudre à partir des significations séparées, et donc on va se retrouver bloqué au milieu du chemin.

Ce ne sera pas tant un problème dans la pratique parce qu’en réalité, on ne les utilise jamais sauf dans la circonstance exceptionnelle d’un tirage explicitement fait pour ça. Tout tirage normal est une collection d’emplacements, par exemple passé | présent | futur. Chacune de ces cartes représentant quelque chose de différent, on va forcément les lire de manière séparée. Combiner deux cartes, c’est les lire en même temps parce qu’on leur a demandé de ne parler que d’une seule chose ; ce sera l’objet d’un prochain article () mais cela ne doit certainement pas empêcher les débutants de dormir.

 

confused

« Tu vas devoir davantage spiritualiser ton côté désirant, et surtout pense à recentrer ta matière. »

N’oublions pas non plus que la réponse peut être bête ; si une carte semble donner une solution de gros bon sens, peut-être n’y a-t-il pas besoin de chercher plus loin, toute situation n’étant pas forcément grosse d’enseignements spirituels. Dans le même ordre d’idées, et très certainement à cause d’un enseignement « à la française » mettant l’accent sur l’abstraction et l’hermétisme, beaucoup de « jeunes » lecteurs ont tendance à aborder les cartes en allant tout de suite chercher des détails très secondaires et très abstraits. Par exemple, parler de ce qu’une épée va à la fois vers le haut et vers le bas comme pour incarner une liaison entre le supérieur spirituel et l’ancrage au monde de la matière….. risque d’empêcher de voir que le dessin sur la carte représente quelqu’un qui n’avance pas. Il est beaucoup plus facile de considérer la carte dans sa globalité (qu’est-ce qui est dessiné dessus ?) plutôt que de se focaliser sur les petits détails, forcément secondaires par rapport à l’idée de base de la carte, et difficilement compréhensibles en dehors de son contexte. Restons simple, enfantin même, et les tirages seront tout de suite plus parlants.

 

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